Les émaux Recherche et haute température
Une recherche autour des cendres végétales et des minéraux
Suite à un enseignement au CNIFOP et à l’étude des travaux de Daniel de Montmollin, j’ai développé mes propres recettes d’émaux haute température. Je concentre aujourd’hui mon travail sur des émaux à base de cendres, issus d’une recherche personnelle et d’expérimentations menées à l’atelier.
Au fil des saisons et des paysages, je collecte des végétaux – vigne, acacia, foin, lavande – que je brûle pour en récupérer les cendres. Ces cendres, associées à des minéraux simples comme la silice, la craie ou le kaolin, composent la base de mes émaux. Chaque mélange est le fruit d’essais successifs, ajusté pour révéler une texture et une profondeur singulières.
Des recettes personnelles préparées à l’atelier
Les émaux ne sont pas choisis sur catalogue. Je prépare moi-même ces “soupes de minéraux”, dosées avec précision selon l’effet recherché.
La cuisson à haute température transforme ces mélanges : les couleurs évoluent, les contrastes apparaissent, les surfaces se densifient.
Le feu agit comme révélateur, rendant chaque pièce unique. La cuisson haute température en grès révèle ainsi des textures profondes et des nuances impossibles à reproduire en production industrielle.
Le feu comme partenaire de création
À près de 1300°C, l’émail entre en fusion et interagit avec la terre. Les variations de température, l’atmosphère du four et la composition des cendres influencent le résultat final.
Aucune pièce ne sort identique.
Les nuances, les coulures et les textures font partie intégrante du travail artisanal et participent à l’identité de chaque poterie.